Une soixantaine de salariés, membres du Syndicat national des employés de garage du Québec affilié à la CSD, sont en conflit de travail depuis le 3 novembre 2017.

Ils sont répartis dans 4 concessions soient : Kennebec Dodge Chrysler, St-Georges Chevrolet Buick Cadillac GMC et Cliche St-Georges Ford à St-Georges. Drouin et Frères GM de Ste-Marie fait aussi partie de ce groupe.

Les différents certificats d’accréditation visent les mécaniciens, les débosseleurs, les peintres, les préposés au service, les commis aux pièces, les laveurs-commissionnaires, les conseillers techniques et les salariés de bureau.

Les salariés sont sans contrat de travail depuis le 31 mai 2016. Les négociations piétinent depuis ce temps et les employeurs ont un cahier de demandes assez chargé. L’acceptation de ces demandes provoquerait un recul majeur des conditions de travail des travailleurs acquises par la négociation lors des dernières décennies.

Les employeurs veulent imposer la semaine de travail de 40 heures réparties sur 5 jours au lieu des 36 heures actuelles sur 4 jours, l’abolition de la garantie de travail hebdomadaire et du préavis de mise à pied, ainsi qu’une baisse de la cotisation patronale au Régime complémentaire de retraite. Ils ont aussi mentionné qu’aucune discussion ne se tiendra tant et aussi longtemps que les aménagements du temps de travail n’iraient pas dans le sens de leurs demandes.

 

Un tel comportement est inacceptable !

Devant de tels agissements les membres du SNEGQ ont voté pour la grève dans une proportion de 94,4 % lors d’une assemblée tenue le 28 octobre dernier où une très forte majorité des salariés étaient présents.

 

Une impression de déjà vu

Dès le début du conflit, les employeurs se sont tournés vers les tribunaux afin d’obtenir une ordonnance visant entre autres à limiter le nombre de piqueteurs à 5, à restreindre les endroits de piquetage au minimum, à tel point que l’intégrité physique des piqueteurs est mise en danger, entre autres par la situation géographique des établissements. Tout cela bien sûr dans le but d’empêcher notre visibilité, nos moyens de manifester et d’exprimer notre mécontentement etc.

Des plaintes pour outrage au tribunal ont d’ailleurs déjà été déposées à la Cour, et ce, par dizaines. Les grévistes sont constamment épiés et filmés par les représentants des employeurs. Six salariés ont aussi été congédiés à ce jour pour des raisons douteuses.

Le seul but des employeurs : rendre la vie difficile aux travailleurs

Une première séance de conciliation s’est tenue le 22 novembre dernier, en présence d’une conciliatrice-médiatrice. Les employeurs n’avaient pas modifié leur discours quant à la semaine de travail ; la rencontre fut donc brève. Les salariés ont clairement exprimé leur désir de conserver la semaine de travail actuelle. D’autres brèves séances de conciliation ont eu lieu le 12 décembre 2017, le 19 janvier, les 12 et 22 février, le 24 avril et le 9 mai 2018. Le Syndicat est ouvert à des solutions, sans toutefois aller à l’encontre du mandat reçu de ses membres.

Le TAT a rendu des décisions favorables au Syndicat, blâmant les employeurs de trois concessionnaires pour l’utilisation de briseurs de grève dans les entreprises en conflit ; les grévistes sont à l’affût de cette situation. De plus, la Cour supérieure a donné raison au Syndicat quant aux lieux de piquetage permis devant l’établissement de Kennebec Dodge Chrysler inc. et l’installation d’une roulotte sur le terrain de St-Georges Chevrolet Buick Cadillac GMC inc. Plus récemment, les employeurs ont été reconnus coupables de négociation de mauvaise foi en tentant de négocier directement avec les salariés et en discréditant le SNEGQ. Toutes nos actions devant les Tribunaux se sont avérées favorables aux salariés et au Syndicat.

Le conflit perdure depuis plus de sept mois déjà et les employeurs ont toujours cette attitude de confrontation et de non-respect des travailleurs.

Supportons notre soixantaine de salariés des quatre concessionnaires en conflit de la Beauce.

RESTONS SOLIDAIRES !

 

Quelques photos des moyens de pression