Chers confrères, chères consoeurs,

Merci d’avoir appuyé les lockoutés d’ABI depuis le début du conflit. Attaqués depuis plus de 15 mois par une multinationale américaine qui augmente sans cesse ses demandes, voilà que le premier ministre s’en prend aussi à eux. Les lockoutés d’ABI ont besoin plus que jamais du soutien de tout le mouvement syndical québécois.

Une telle ingérence dans les négociations, ça ne s’est jamais vu… depuis l’époque de Maurice Duplessis. Ça n’est pas seulement 1030 lockoutés de la Mauricie et du Centre‐du‐Québec qui sont attaqués, mais l’ensemble du monde syndical. La réponse doit venir de tous, solidaire et forte.

Le samedi 25 mai prochain, nous vous convions à La Grande marche familiale dans les rues de Trois‐ Rivières à partir de 10 h 30. En attaquant des syndiqués à la rue depuis 15 mois, le premier ministre s’en prend à tous les syndiqués. Les lockoutés ont besoin de sentir qu’ils ne sont pas seuls. Aujourd’hui ce sont les lockoutés d’ABI, demain qui est‐ce que ce sera ?

Alors que le gouvernement a financé le lockout d’ABI à hauteur de 165 millions en 2018, le premier ministre s’avoue impuissant à briser les contrats d’énergie qui déséquilibrent les rapports de force. Il préfère tirer à boulets rouges sur ceux qui sont le plus affectés par ce conflit, les lockoutés. Le premier ministre a qualifié de « déraisonnables » les demandes syndicales et dénoncé les salaires, qui ne sont aucunement en cause dans ce conflit. Pourtant le syndicat n’a AUCUNE demande dans la présente négociation. Les salaires chez ABI sont dans la moyenne du secteur et l’aluminerie de Bécancour est celle qui affiche les coûts de main-d’œuvre les plus bas en Amérique du Nord. Alors que le premier ministre cible les salaires des syndiqués, le PDG d’Alcoa, Roy Harvey, a vu son salaire grimper de 223 % en deux ans, passant de 4 à 13 millions.

SVP, mettre un X sur la date du 25 mai. On se retrouve donc à 10h30 à Trois‐Rivières à l’amphithéâtre Cogéco au 100, avenue des Draveurs.

Nous vous remercions de votre appui. C’est dans des situations comme celle‐là que la solidarité prend tout son sens.

Solidairement,

Daniel Boyer | Président de la FTQ

Alain Croteau | Directeur québécois des Métallos