L’histoire commence le 18 mars 1937 dans un local situé au 19, rue Caron à Québec.

Le nom d’origine du syndicat est le : Syndicat catholique des employés de garage du district de Québec et y siégeait obligatoirement un représentant de l’Église catholique. Pour être membre du syndicat à l’époque, il fallait être catholique pratiquant, faire ses dévotions et payer une cotisation de .50 cents par mois.

D’un syndicat qui au début s’adressait aux mécaniciens, machinistes ajusteurs, électriciens, charrons, débosseurs, forgerons, soudeurs, peintres, bourreleurs, vitriers, préposés aux accumulateurs, vulcanisateurs, graisseurs et aux hommes de service….. le SNEGQ représente aussi maintenant les travailleurs de nouvelles occupations comme les mécaniciens de véhicule lourd, des carrossiers en ajustement, des laveurs, des salariés de bureau, des vendeurs de service, des préposés à l’entretien, des préposés aux pièces, des commis d’entrepôt, et des commissionnaires.

23 mars 1937
le trésorier informait les membres qu’il y avait 3.50 $ dans la caisse du syndicat.
22 déc. 1937
La première convention collective est signée.
25 mars 1938
Le syndicat joint les rangs de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada « CTCC ».
1939
Le syndicat représente 223 membres et a dans sa caisse syndicale 50.00 $.
1940
À la demande du syndicat, le comité paritaire émet pour la 1ere des cartes de compétence de ses membres.
1943
Le syndicat revendique la semaine de 5 jours et demi pendant les mois de juin, juillet et août.
1949
Les membres consentent un prêt de 1000 $ sans intérêt aux travailleurs de la mine d’Asbestos. Cette grève a marqué l’histoire du Québec sous Duplessis.
1949
Les mécaniciens ont doublé leur salaire, ils gagnent maintenant 1.05 $ l’heure.
1950
Le syndicat gagne pour ses membres 15 jours de vacances après 10 années de service auprès de l’employeur.
1952
Le syndicat compte près de 500 membres.
1954
Un régime d’assurance collective voit le jour. Les parts des employeurs et des travailleurs sont de 1.25 $
1964
Le syndicat change son nom. Il retire le mot catholique en le remplaçant par national.
1967
Le syndicat compte près de 965 membres.
13 septembre 1972
Le syndicat se désaffilie de la CSN et se joint à la Centrale des syndicats démocratiques (CSD).
1976
Le syndicat compte près de 1 200 membres.
2 novembre 1985
Création du régime complémentaire de retraite.
1991
le syndicat accueille dans ses rangs environ 200 nouveaux membres.
2 novembre 1997
La région de Québec obtient la semaine de 36 heures sur 4 jours pour 85 % de ses membres, créant ainsi plus de 85 emplois.
2002
Le plus long conflit de travail de l’histoire du syndicat pour la région de Québec bouleversant la vie de 850 familles. 42 semaines de conflit au coût total de 8M $
Septembre 2003
Fin du conflit de travail. Aucun congédiement. Augmentations de 4.1 %.
2011
Après un lock‐out 40 travailleurs et reprise du travail après 20 semaines de conflit. Gain : 8% d’augmentation de salaire.
2017
Le SNEGQ est le plus important syndicat regroupant des travailleurs de l’industrie des services automobiles à travers le Québec.

D’hier à aujourd’hui

En 1952, un compagnon mécanicien, ajusteur, machiniste, électricien, débosseur, charron, forgeron, soudeur, peintre et bourreleur…
« A » gagnait 1.35 $ l’heure
« B » gagnait 1.15 $ l’heure
« C » gagnait 1.10 $ l’heure
« D » gagnait 1.05 $ l’heure
pour 49 heures réparties du lundi au samedi midi, 9 heures par jour du lundi au vendredi et 5 heures le samedi.
En comparaison aujourd’hui tout dépendant de la région (exemple de la région de Québec), un compagnon…
« A » gagne 39.00 $ l’heure
« A‐B » gagne 36.68 $ l’heure
« B » gagne 35.87 $ l’heure
« C » gagne 34.74 $ l’heure
pour 36 heures de travail sur 4 jours, en plus des autres bénéfices de la convention collective de travail, comme l’assurance collective.
Aujourd’hui les membres du SNEGQ apportent leur savoir‐faire auprès de plus d’une vingtaine de constructeurs automobile :